DTSI : La lettre des élus CE – Juillet 2019

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Lyon Lacassagne, New Villejuif, projets immobiliers sous haute tension !

Lors du CE DTSI du 18 juillet, les élus CFDT ont à nouveau alerté sur les projets immobiliers de Lacassagne et Villejuif, pour lesquels la Direction attendait un avis. Il s’agit de projets emblématiques qui illustrent la transformation de l’entreprise et incarnent l’axe digital et humain d’Essentiels2020 »

Les salariés de DTSI sont majoritairement concernés dans le cadre du projet Lyon2020.

Une communication marketing !

Force est de constater que pour obtenir l’adhésion des salariés à ces projets qui vont regrouper en moyenne 3 000 salariés, la Direction a choisi une communication marketing qui s’apparente a l’appel des sirènes.

Les élus CFDT condamnent cette pratique qui cache les réels problèmes et ne tient pas compte de la réalité du travail, des besoins et des droits des salariés.

Une réorganisation du travail profonde

Derrière cette communication tronquée, c’est toute une réorganisation en profondeur du travail qui se prépare ! Lacassagne et Villejuif sont des projets immobiliers basés sur les mêmes principes de généralisation du concept de bureaux non attribués, de limitation des espaces individuels dédiés à mettre au service du collectif, de manque de transparence sur les ateliers dits de « Co construction » par la direction.

Pas encore de solutions miracles contre le bruit !

Les élus CFDT soulèvent aussi que pour concevoir ces espaces de travail la Direction ne respecte pas les normes et les recommandations de l’INRS. La perception des salariés dément les bons résultats des études réalisées sur le bruit. C’est un sujet qui embarrasse fortement la Direction et sur lequel elle semble vouloir travailler.

En nommant Christophe Desseignes, pour suivre le projet de Lacassagne, la Direction donne un signe plutôt positif aux élus. Les élus jugeront sur les actes ensuite.

Sur SKY 56 pour lutter contre le bruit, les solutions préconisées sont le port des casques anti bruit et l’édiction de règles de vie qui isolent les salariés et freinent la convivialité des équipes.

Et que dire des accords d’entreprise sur lesquels l’Entreprise fait l’impasse ? Comment mener à bien de tels projets sans analyse des besoins des métiers, sans demander l’avis des médecins et sans travail sur des actions de prévention primaire ?

Les salariés doivent s’adapter à des espaces inappropriés à leur activité au risque d’y laisser leur santé !

Des alertes sérieuses à prendre en considération

Nous estimons que le dialogue social est bafoué quand les recommandations et les avertissements des CHSCT consultés et leurs experts ne sont pas pris en considération.

Nous alertons à nouveau la Direction sur les risques psychosociaux encourus par les salariés et sur les risques de désinvestissement, perte de confiance, baisse de productivité, accroissement des arrêts maladies, dégradation de l’image de l’entreprise.

Nous dénonçons l’approche technocratique qui rappelle les méthodes qui ont contribué à la crise sociale.

Nous refusons la logique purement économique de l’aménagement des espaces de travail mouvants liée à de nouvelles méthodes de travail.

Un avis négatif pour les projets Lacassagne et Villejuif !

En outre, les élus ont demandé une position de travail fixe dédiée pour les salariés qui le souhaitent, le respect des accords et des études complémentaires sur l’impact du télétravail, le taux d’occupation des bureaux, et l’aggravation des temps de trajet. Par ailleurs, les élus ont également demandé la création d’une crèche.

 

L’Egalité Professionnelle pas au rendez-vous!

Des intentions peu d’actes !

A la lecture des données 2018 du Rapport de Situation Comparé, les élus CFDT du CE DTSI ont souligné la persistance d’écarts de rémunération entre les femmes et les hommes sur l’ensemble des niveaux de fonction, alors qu’à l’inverse, la Direction réfute l’existence d’écarts en se référant à une analyse à « poste équivalent » qu’elle n’est pas en mesure de nous communiquer.

Inégalités sur la rémunération!

Bien que le taux de féminisation à DTSI progresse de 24,7 % à 25,1 % sur l’ensemble des bandes à l’exception de la bande E où il reste stable, ce taux est cependant plus bas pour les bandes Dbis et G que le taux de féminisation de l’effectif global de DTSI, et demeure inférieur à la bande antérieure, ce qui caractérise l’existence d’un double plafond de verre.

Les élus CFDT du CE ont obtenu qu’une analyse du décrochage en bande Dbis soit réalisée par la direction et qu’un plan d’action ciblé soit proposé pour résoudre ces situations .

Les salarié.es à temps partiel subissent également un retard de rémunération, et les élus CFDT ont demandé que des mesures soient mises en œuvre en faveur de l’égalité des chances de ces salarié.es, et que ce point soit intégré dans un plan d’action à rédiger rapidement. 

Quel plan d’action correctif?

Les élus CFDT du CE DTSI ont insisté pour que les mesures de corrections salariales destinées à résorber les situations d’inégalités salariales que subissent les femmes, bénéficient également aux fonctionnaires non cadres qui en sont actuellement exclues.

Violences sexistes et sexuelles dans le plan 2019

Les élus CFDT sont satisfaits que le plan d’action 2019 intègre cette problématique qui n’était pas prise en compte dans le plan d’action 2018.

Les élus CFDT du CE proposent que des actions plus ambitieuses soient prises sur le sujet et de faire de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes un sujet important dans l’entreprise.

Les élus CFDT du CE rappellent qu’il est nécessaire que la Direction ne se contente pas d’afficher des objectifs de moyens, mais se fixe des objectifs de résultats, qui permettraient de faire un bilan positif des actions réalisées.

La restauration, une offre mutualisée

La CFDT PARTOUT POUR TOUS

A l’issue de la présentation du bilan 2018, la CFDT, la CFTC, la CGT, FO et SUD ont voté des améliorations pour tous les salariés qui bénéficient d’une offre mutualisée de la restauration :

  • Relèvement du plafond SGB pour de la subvention « Majorée+ » de 35 à 37 K€ : 5000 salariés supplémentaires bénéficieront de la subvention Majorée+ soit + 1 € par repas.
  • Suppression de la subvention simple : tous les salariés bénéficieront, à minima, de la subvention « Majorée ».

A noter que les salariés des CE non signataires de la convention de gestion mutualisée devront payer un tarif extérieur, donc non subventionné, soit à minima 7,04 € + le prix des denrées.

 

Téléchargement : La Lettre des élus CE DTSI – Juillet 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michael

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