Boutiques Orange : Fin du dialogue de sourds ! – Février 2017

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La direction ne souhaitait pas donner de visibilité nationale sur les fermetures de boutiques en France en lien avec son programme Smartstore (Essentiels2020).
La CFDT s’y est opposée en refusant de siéger lors de l’étude des points concernés dans les instances nécessaires (CE ou CHSCT) et a finalement obtenu gain de cause au CC UES du 14 février 2017.

De quoi s’agit-il ?

Suite à la présentation du programme Smartstore dans le cadre de la stratégie Essentiels2020, la direction ne souhaitait pas inclure une présentation de son plan stratégique de fermetures de boutiques en France.

Pour Orange, ce nombre de fermetures massif ne serait pas orienté par Orange France, mais à la main des Directions Orange (DO) en local : le processus d’information consultation du plan de fermeture ne serait, selon l’entreprise, nécessaire qu’au niveau des Comités d’Etablissement (CE).

Si c’est bien au niveau de vos Comités d’Établissements, que sont examinés vos projets locaux, vos représentants du personnel doivent recevoir au Comité Central de l’Unité Economique et Sociale (CCUES) ce qui est des projets décidés au niveau de l’entreprise et commun à plusieurs CE : le programme Smartstore entre dans ce cadre sur la base d’un Plan Schéma Directeur (PSD) des fermetures / ouvertures / relocalisations de boutiques en France.

Un dialogue social en forme de dialogue de sourds …

Malgré la demande de toutes les organisations syndicales, au CCUES du 18 janvier 2017, la direction Orange a ignoré la demande de présentation du PSD national. Suite à ce refus, Orange a préféré tenter un passage en force dans les CE en maintenant les présentations de fermetures des boutiques dans sa logique que ces dernières passent dans les CE de DO sans appui sur une quelconque stratégie nationale.
Mais la CFDT s’y est opposée en refusant de siéger lors de l’étude des points concernés dans les instances nécessaires (CE ou CHSCT), et ce malgré les réticences locales de certaines Organisations Syndicales.

Au-delà de montrer ce désaccord, les élus CFDT ont martelé dans les CE et CHSCT, via le vote de résolutions réaffirmant la demande faite nationalement, exigeant le passage au CCUES et refusant de siéger jusqu’à ce que l’entreprise s’engage sur la voie d’un dialogue social de qualité.

Transparence sur l’avenir de nos emplois locaux

C’est notre rôle, en tant qu’organisation syndicale, de faire en sorte qu’aucune discrimination n’entre en jeu tout au long de la carrière des salarié(e)s, c’est dans cet esprit que la CFDT a signé certains accords comme la GPEC. Par exemple, l’éloignement physique entre le lieu de résidence et les activités professionnelles disponibles sur un territoire peut compliquer la réalisation d’un parcours professionnel.

L’entreprise ne doit pas retomber dans les travers que nous avons combattu jusqu’en 2010 et doit respecter le rôle des représentants du personnel par la transparence sur l’avenir et la gestion de nos emplois locaux !

Enfin, nous y sommes !

Sachant que par définition, délit d’entrave est une atteinte à la constitution ou au fonctionnement d’une institution représentative du personnel (IRP), Orange a-t-elle eu peur d’un délit d’entrave de la part des élus CCUES ?

Lors de l’ouverture du CCUES du 14 février 2017, la direction a (fait peu commun) procédé à la lecture d’une déclaration préalable dans laquelle elle a annoncé prendre en compte la demande des élus de tout le territoire.

  • Elle viendra finalement présenter un dossier pour répondre à la demande des élus lors d’une séance supplémentaire de CCUES le 15 mars 2017.
  • L’entreprise a, de plus, annoncé la suspension de tous les recueils d’avis en CE jusqu’à ce que les élus du CCUES remettent leur avis sur la stratégie nationale.

Pour autant, l’inscription dans les ordres du jour des CHSCT n’est pas remise en cause. Les CHSCT continueront les travaux relatifs aux conditions de travail des vendeurs et autres salariés des boutiques dans le cadre des fermetures de boutiques.

Pour la CFDT, les choix politiques et organisationnels des DO sur le réseau de distribution physique sur leurs territoires s’insèrent dans une stratégie et une vision nationale en lien avec Essentiel2020.
La connaissance de cette vision nationale ayant des conséquences sur l’emploi, l’aménagement du territoire, les conditions de relations d’Orange avec ses clients, est essentielle pour que chacun à son niveau (CE/CHSCT) puisse apprécier la pertinence des décisions prises localement.

Quand l’entreprise souhaite fermer un point de vente, elle réussit même, parfois, à persuader les salariés de la nécessité de la fermeture de leur boutique « pour leur bien-être »… et celui des clients !

La CFDT restera vigilante à ne pas se laisser entraîner dans un process bien rodé de l’entreprise.

Les salariés ne sont pas dupes, la CFDT non plus !

 

Téléchargement : Tract Fermetures de boutiques en France

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